L'agritourisme en France : un potentiel immense, des freins réels — et des solutions qui existent déjà

Le rapport gouvernemental STRUCTURER L’AGRITOURISME EN FRANCE : DIAGNOSTIC ET PROPOSITIONS vient d'être remis dans le cadre de la mission parlementaire. Commandé en septembre 2025 au député du Loiret Anthony Brosse et à la sénatrice de haute-Savoie Sylviane Noël, il dresse un état des lieux sans concession et formule des recommandations concrètes. En voici les grandes lignes et comment nous nous positionnons face à ces enjeux.
La ruralité est le tourisme de demain ! - Anthony Brosse
Le constat : un secteur qui sous-performe malgré un potentiel exceptionnel
La France accueille deux fois plus de touristes étrangers que l'Italie, mais ces derniers dépensent en moyenne 38 % de moins par personne. L'agritourisme est cité comme l'une des raisons de cet écart. En Italie, le secteur génère près de 1,9 milliard d'euros de chiffre d'affaires pour 26 000 exploitations. En France, seules 13 194 exploitations — soit 3 % du total — pratiquent l'agritourisme (RGA 2020, Agreste).
Ce n'est pas un manque de volonté des agriculteurs. C'est avant tout un manque de structuration.

Le diagnostic : des freins systémiques
Le rapport identifie quatre obstacles majeurs :
La lisibilité : l'offre est dispersée entre plusieurs réseaux (Gîtes de France, Bienvenue à la Ferme, Accueil Paysan) qui ne parlent pas le même langage et n'ont pas de point d'entrée commun pour le grand public.
L'urbanisme : construire ou rénover un bâtiment à des fins d'accueil en zone agricole est souvent refusé, car les équipements agritouristiques ne sont pas reconnus comme "nécessaires" à l'exploitation au sens du code de l'urbanisme.
La fiscalité : la cohabitation de régimes (bénéfices agricoles, BIC, TVA selon les services proposés) crée une incertitude anxiogène qui dissuade d'investir et de se développer.
L'accès inégal : se lancer exige du temps, des compétences en accueil, des investissements lourds (45 000 € pour une restauration à la ferme, selon le rapport), et une maîtrise des outils numériques. Des études montrent qu'avoir un smartphone et être actif sur les réseaux sociaux augmente significativement la probabilité de pratiquer l'agritourisme — ce qui dit tout sur les barrières à l'entrée pour les exploitations les plus isolées.
Les recommandations : structurer, simplifier, centraliser
Le rapport Il s'inspire explicitement du succès de l'œnotourisme français, dont la structuration a permis d'atteindre à elle seule le chiffre d'affaires de l'ensemble de l'agritourisme italien. Le rapport préconise notamment la création d'un label national gradué (sur le modèle des "girasoli" italiens), une définition légale de l'agritourisme dans le code rural et le code du tourisme, un guichet unique pour les porteurs de projet, et surtout la recommandation n°2.4 : “ créer une infrastructure numérique interopérable, notamment à des fins de réservations et de paiements des offres agritouristiques labellisées.”

Ce que Dans Les Bottes fait déjà aujourd'hui
Ce que les rapporteurs appellent de leurs vœux pour demain, Dans Les Bottes le construit depuis des mois. La plateforme répond point par point aux lacunes identifiées dans le rapport :
Centralisation de l'offre : activités, hébergements, restauration, vente directe — tout est accessible depuis une seule interface, web et mobile, partout en France.
Visibilité immédiate : chaque agriculteur inscrit peut publier ses expériences et ses produits, que ce soit une traite de vaches, un gîte dans les vignes, une boutique de produits fermiers ou une soirée guinguette.
Inscription gratuite pour les agriculteurs : aucune barrière financière à l'entrée. L'agriculteur crée son profil, liste ses offres, et reçoit ses réservations avec paiement sécurisé via Stripe.
Diversité des agricultures : vignerons, éleveurs, maraîchers, céréaliers, pisciculteurs... tous les profils sont représentés, avec reconnaissance des labels existants (Bio, HVE, Bienvenue à la Ferme, AOP, etc.), sans pour autant laisser de côté les fermes non labellisées.
Complément de revenu direct : sans dépendance aux cours mondiaux, sans intermédiaire opaque. Le rapport le rappelle : les fermes qui diversifient leurs revenus résistent mieux — une étude autrichienne montre une hausse de 10,9 % de leur probabilité de survie.
Lien producteur-consommateur : c'est exactement ce que les visiteurs et les agriculteurs témoignent sur la plateforme — des échanges, de la transmission, du lien social dans des territoires ruraux qui en manquent.

Le rapport sur l'agritourisme le dit clairement : "une structuration en réseau est nécessaire à un vaste développement de l'agritourisme, afin de pouvoir impliquer tous les agriculteurs et surmonter collectivement ces barrières à l'entrée."
Dans Les Bottes se veut être ce réseau ouvert et accessible dès maintenant.
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